En novembre 2004,
nous avons enfin pu faire pour la première fois les olivades
chez nos amis à Barbentane. Ce village se trouvant dans
les Bouches du Rhône, en principe la récolte y débute
plus tôt que dans le Vaucluse. Cette année nous avons
commencé le 5 novembre par une belle journée ensoleillée.
La technique
du ramassage consiste à déposer un filet sous les
arbres et retirer les olives avec un peigne, espèce de
râteau à courte manche, le chevalet bien calé
pour éviter les chutes! L'olive étant un petit fruit
et comme un bon oliveur en cueille en moyenne entre 60 et 80 kilos
par jour, vous pouvez comprendre que dans des grandes olivaies,
ils emploient des moyens mécaniques.
Par contre
moi,je peux vous l'assurer, nous les avons ramassées à
la main!
Immédiatement
après la cueillette, il faut procéder au triage
afin d'éliminer les brindilles et autres impuretés,
afin d'éviter un goût amer à l'huile. On achemine
rapidement les olives au moulin. La règle est de presser
le jour de la cueillette, une pratique que conteste notre ami
du Vaucluse.
A l'occasion de
la fête du ruban à Mouriès
nous avons visité le Moulin Saint Michel
qui, en période de ramassage des olives travaille jour
et nuit ce qui n'est pas exceptionnel. Le stockage des olives
dans des bonnes conditions est nécessaire à la bonne
qualité de l'huile. Ensuite le moulin passe aux trois phases
suivantes: le broyage qui détruit les tissus végétaux,
le pressurage de la pâte obtenue et placée dans des
scourtins (visitez la dernière fabrique de scourtins à
Nyons) et puis la décantation, l'opération qui sépare
l'huile et l'eau.
Les résidus
sont entre autre aussi utilisés à la dernière
usine de savon de Marseille
Marius
FABRE
situé
à Salon de Provence